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日志


10月24日

Previously in my Tanzanian Trip (1)

Voilà ca y'est tout est là. Jusqu'à mon retour sans encombre à Montréal, accueillie par un beau soleil et 25°, on se serait cru en été. Sauf que ca n'a pas duré pour ce qui est de la température. Enfin voilà, il y a les photos aussi et tous mes petits commentaires jusqu'à la fin.   
 
A très bientot pour de nouvelles aventures!
 

Dimanche 14 Octobre 2007

 

Dan et moi venons de nous poser sur la piste de l’aéroport international de Dar Es Salaam, Tanzanie. Derrière le hublot, la nuit est noire et profonde, à peine percée par les puissants éclairages du guidage aérien.

Nous touchons au but de cet interminable voyage commencé il y a une cinquantaine d’heures à Minneapolis St Paul pour Dan et Montréal P-E. Trudeau pour moi. Un premier vol survendu, un deuxième annulé, une nouvelle route passant par Londres avec British Airways au lieu d’Amsterdam et KLM, une escale imprévue à Nairobi au Kenya… C’est comme si les Dieux n’étaient pas avec nous pour ce voyage !

Enfin, nous entrons dans le très vieux et vétuste terminal. Il est minuit et les gens sourient encore. J’avance en poussant un antique fauteuil roulant modèle sécu 1915 subtilisé à un agent de Kenya Airways à la sortie de l’avion. Nous faisons la queue pour franchir les formalités d’immigration dans une chaleur pesante, juste brassée par des ventilateurs inutiles. A nos côtés, des jeunes de l’Armée du Salut qui viennent sans doute apporter un peu d’aide quelque part à l’intérieur du pays, des tanzaniens qui rentrent au pays, des touristes occidentaux en pantalon safari…

Et puis enfin le hall des bagages. Des tapis grinçants, brinquebalants crachent une à une nos valises toutes arrivées à bon port malgré ce drôle de voyage. Il ne manque que mes deux fauteuils roulants ce qui est plutôt gênant. Encore une demi-heure de perdue donc pour remplir les formalités de retard de bagages auprès du personnel de l’aéroport très gentil mais pas très compétent.

N’ayant pas voulu piquer le fauteuil de Kenya Airways, pourtant si beau, je fais une sortie triomphale de l’aéroport perchée sur nos valises sur le chariot à bagages poussé par Dan.

De la route vers l’hôtel, je ne me souviens que des rues désertes, des feux rouges non respectés, de la nuit sans lumière. Nous voici finalement au Peacock Hotel, en plein centre d’une Dar Es Salaam endormie. Il est un peu plus d’une heure du matin et nous n’avons pas dormi dans un lit depuis près de trente heures.

 

Lundi 15 Octobre 2007

Levée huit heures du matin. La nuit a été courte et quand le réveil sonne, je ne parviens pas à réaliser où je suis, si c’est le jour ou la nuit. Effets conjugués des pilules pour dormir et du décalage horaire ! De plus j’ai changé de continent trois fois au cours des huit derniers jours.

Mais les bruits qui m’arrivent de dehors ne laissent aucun doute : nous ne sommes ni à Montréal ni à Paris. A part le vacarme du ventilateur d’à-côté, on entend des cris de femmes, des klaxons, les rumeurs d’un marché à proximité.

Levée groggy. Pas trop le goût de retourner sous la douche sans eau chaude testée cette nuit en arrivant. Habillage en vitesse. Inspection minutieuse de la cuvette des toilettes, du fond de mes chaussures, secouage virulent de tous mes vêtements et rangement parfait dans ma valise hermétiquement fermée : les phobies ont la vie dure, surtout ici en Afrique où vivent toutes sortes de bestioles redoutées par mon esprit torturé.

10h30, arrivée au club. Les joueurs nous attendent de pied ferme. Nous devrions être là depuis 24h. Je découvre un autre monde, une autre facette du handicap. Je ne m’attendais pas à autre chose mais tout d’un coup la réalité est là, directe, choquante. Ce matin, j’ai donné $60 à notre chauffeur pour qu’il m’achète une paire de béquilles en attendant l’arrivée de mon fauteuil. Et en face de moi, ces joueurs ont un fauteuil de sport pour huit ; ils se déplacent sur une sorte de bâton-échasse ou dans des voiturettes que je n’avais vu que dans des films sur les banlieues pauvres de Bombay. Mais là encore, ils ont tous le sourire.

Ils nous attendent raquette à la main, pour ceux qui en ont. Ils se pressent pour nous saluer et la main que nous leur tendons est saisie avec chaleur, respect et même dévotion.

Dan et moi nous mettons au travail. Et même si rester debout, jouer au tennis sur mes cannes en plein soleil, me font souffrir, je ne me donne pas le droit de me plaindre.

En général, le handicap n’est pas très beau à voir mais ici, encore moins qu’ailleurs. Mais ils ne semblent pas en avoir conscience et c’est tant mieux pour eux. Il est évident qu’ils ont assez à souffrir avec des problèmes plus concrets : eau, nourriture, vêtements, sans ajouter la question du regard de l’autre par-dessus le reste. Par contre, pour mes yeux d’Occidentale, qui ne connaît de la polio, des malformations congénitales, des amputations, qu’une version édulcorée, c’est difficile !

Très vite, des mains s’agrippent à mon t-shirt pour m’entraîner sur un court. En fait de court, j’ai oublié de mentionner que nous jouions sur d’antiques dalles de béton, qui un jour, il y a assez longtemps, ont dû ressembler à des courts de tennis. On est bien loin de nos courts tout neuf, bien peints, sans poussière, aux filets tendus et entourés de pares vent.

Chacun voudrait avoir un peu de ce privilège de frapper quelques balles avec la « star » de la semaine, en visite dans leur pays. Il n’y avait qu’à voir leurs yeux un peu plus tôt quand Dan, dans son introduction, m’a présentée, en mentionnant mon classement et mes derniers résultats sur le circuit international.

A la fin de la journée, les mains se tendent à nouveau, les mercis pleuvent, plus qu’il n’en faut. Et si c’était plutôt à nous de dire merci ? On a reçu aujourd’hui beaucoup plus que ce que l’on a pu donner nous même.

 

Mardi 16 Octobre

Levée toujours plus tôt. Le ciel est un peu menaçant mais n’apportera pas d’eau aujourd’hui. L’eau est un problème quotidien ici. En attendant notre chauffeur, je feuillette un journal national. Les nouvelles sont franchement différentes des nôtres, tellement plus concrètes et vitales. L’eau qui manque, les cours du maïs qui s’envolent partout en Afrique de l’Est, un pipeline trop vétuste qui menace de rompre et donc d’exploser quelque part pas loin d’ici.

Autour de nous des touristes qui se pressent pour s’entasser dans des voitures 4x4 partant faire des safaris, un couple de missionnaire américains aussi, et des hommes d’affaires africains… De ce côté de la vitre, on mange trois fois par jour, on dort dans un lit et on se lave quand on le souhaite. Et juste devant nous, dans la rue, la réalité de Dar Es Salaam : un homme handicapé qui avance sur le trottoir en rampant, des femmes chargées d’énormes paquets en équilibre sur leur tête, des voitures par dizaines, toutes blanches, dans un désordre tel qu’il est difficile de savoir quel est le côté réglementaire pour la conduite.

Une chose me marque depuis mon arrivée : les gens sont beaux. Ils ont les traits très fins et délicats et la peau très noire pour la majorité. Les femmes portent des tenues colorées de toutes formes. La mode est occidentale, africaine ou couverte par l’Islam. Dans les rues de Dar Es Salaam, on croise des femmes aux bras nus autant que d’autres portant les robes longues et le voile noir intégral imposés par l’Islam. La mixité religieuse est de mise dans cette ville qui compte autant de chrétiens que de musulmans de tendance plutôt modérée et tolérante.

 

Le tennis avance comme il se doit. Nos « élèves » et leurs futurs coachs  démontrent une soif de jouer et d’apprendre qui force mon admiration. On ne peut pas les arrêter, même pour une minute de break, même pour une gorgée d’eau quand il fait déjà plus de trente degrés sous un soleil encore montant.

Chaque conseil est accueilli par un merci et une tentative immédiate de mise en application. Dan et moi brûlons au soleil ; mon corps commence à se plaindre de rester debout toute la journée – je n’ai toujours pas reçu mon fauteuil. Mais on ne peut pas ralentir le rythme quand il y a tant à faire. , pas quand il y a tant à donner à des joueurs qui savent recevoir.

 

Mercredi 17 Octobre

Nous partons pour Zanzibar, en ferry. Le port est un endroit intéressant où la vie pullule plus encore qu’ailleurs en ville. Un enchevêtrement de voitures, de bagages, d’hommes, de femmes et d’enfants aux pieds nus. Les porteurs crient, tapent sur les capots des voitures à la recherche de valises à charrier. Etre le premier ! Cela fera un peu de travail et quelques dollars à ramener à la maison ce soir.

En attendant Dan et Bahati, notre guide, partis acheter nos tickets de bateau, j’observe le va et vient des employés de la compagnie de ferry. Un bruit me vient aux oreilles, et je me rends compte qu’il est là tout le temps, partout en ville : celui des sandales qui raclent le sol. Il témoigne d’une certaine nonchalance des gens d’ici. La fainéantise n’existe pas dans un pays où chaque shilling gagné compte pour payer les rations de riz des enfants, mais il y a un rythme pour faire les choses, un rythme bien différent du nôtre.

Sur les marches en face de moi, certains employés attendent tout simplement que le temps passe. Ils ne semblent pas avoir un rôle déterminé,  une tâche à faire alors que le bateau part dans une vingtaine de minutes. Les autres s’affairent, des paquets trois fois plus lourds qu’eux sur la tête ou le dos.

 

Zanzibar se mérite. Il faut deux bonnes heures de traversée sur l’Océan Indien pour s’approcher des contours de l’île. L’Océan Indien. Il vient compléter mon tour du monde des plus grandes mers de la planète. Atlantique, Pacifique, Indien, Méditerranée, j’ai aussi vu la Mer de Tasmanie et bientôt la Mer des Caraïbes.

Nous avons traversé le large bras d’océan, laissant derrière nous Dar Es Salaam, navigant au milieu d’énormes cargos et méthaniers impressionnants. En deux heures, nous avons changé de monde.

L’arrivée au mini-port de Stonetown est grouillante. Les mêmes fourmis qui débarquent les colis du bateau, toujours à mains nus. Un contrôle inopiné des passeports, avec un tampon spécial Zanzibar quand bien même l’île et le continent forment un seul et même pays depuis la fin des années soixante quand le Tanganyika (la partie continentale) et Zanzibar se sont associés pour former la Tanzanie. Une fois passée la barrière métallique qui nous projette dans la rue, l’activité s’intensifie encore, dans un chaos sans nom où seul le plus fort, le plus rapide, le plus hâbleur, le plus malin, aura la chance de prendre ce que les touristes ont à donner. Une valise à porter, un taxi, une direction, n’importe quoi contre quelques pièces. Ils ne lâchent pas prise, même lorsque Bahati leur assure que nous n’avons pas besoin d’eux.

Nous attendons notre chauffeur, un peu à l’écart de la mêlée, en observant la fourmilière qui a maintenant reporté son attention sur d’autres touristes. A côté de nous, une altercation éclate car il semble en fait y avoir une règle , un ordre dans le démarchage des touristes et l’un des hommes ne l’a pas respectée apparemment.  La tension est un assez élevée et nous sommes un peu fatigués. Dan préfère m’éloigner en m’envoyer acheter des cocas, escortée par Bahati.

Une heure est passée. Le chauffeur prévu par le comité paralympique de Zanzibar n’est jamais venu. Heureusement, Bahati connaît du monde et miraculeusement, l’un de ses amis se pointe pour nous conduire à la recherche d’une chambre d’hôtel. Il nous faut un petit moment pour trouver des chambres de confort décent pour un prix raisonnable. Zanzibar est nettement en retard par rapport au continent quant à la qualité de l’hôtellerie, mais les prix y sont tout aussi élevés. $70 pour un petit lit dur, un drap rêche mais propre, une vieille couverture trouée et inutile, mais pas d’air conditionné, une douche très douteuse selon mes critères et une chasse d’eau intermittente. C’est l’une des ironies de ce pays : l’eau est une denrée rare et chère mais les robinets et les chasse d’eau fuient !

Nous ressortons pour dîner et suivre Gidibo, l’ami de Bahati, dans les rues de Stonetown. Il a porté son costume traditionnel musulman qu’il portait tout à l’heure pour un maillot de foot bleu. Il semble vraiment jeune et conduit son 4x4 sur les routes défoncées à toute vitesse.  Nous atterrissons finalement dans son bar favori pour y savourer une bière fraîche et disputer une partie de billard, réservée aux hommes. Gidibo nous raconte sa vie, entre Dar et Zanzibar, deux mois de chaque côté au gré de son travail. Il a tout juste 23ans, est fan de Facebook, de foot. Il nous parle de sa rencontre, au basket avec Bahati qui a été le meilleur joueur de basket de l’histoire de la Tanzanie, détenteur du record de points marqués en équipe nationale.

 

 

Jeudi 18 Octobre

Le taxi nous a pris devant l’hôtel, après une douche pour une fois presque tiède, et nous entraîne maintenant à travers la ville et ses faubourgs. Nous sommes tous les trois abattus de fatigue, provoquée par l’enchaînement de journées en plein soleil, à jouer, parler, rassurer, et toujours recommencer. L’appel du muezzin qui nous a réveillé à cinq heures du matin n’a rien arrangé.

Petit à petit, nous sortons du centre touristique et délabré de Stonetown où nous avons croisé tant de touristes blancs depuis hier. Je les ai d’ailleurs trouvés pour beaucoup peu respectueux de la culture locale, bien plus musulmane et traditionaliste que sur le continent. Les femmes occidentales se promènent bras nus ou épaules découvertes et cela ne se fait pas trop.

Nous commençons maintenant à traverser l’enfer local. Enfin, cela ressemble à l’enfer pour moi mais encore une fois, les gens que nous croisions sur notre route ne se plaignent pas voire sourient et rient en vaquant à leurs occupations. Les quartiers qui touchent le centre ville ne sont pas des bidonvilles à proprement parler mais ça y ressemble fort. Les maisons sont dans une espère de matière concrète qui s’effrite et se délabre inéluctablement. Les toits sont en tôle. Une seule pièce à première vue. Pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de verre aux fenêtres, pas de portes, juste des trous béants. Les hommes et surtout les enfants vont pieds nus, sur des sols douteux qui ne demandent qu’à déchirer et infecter leur chaire.

La pauvreté est totale. Apparemment les gens ne meurent pas encore de faim et sont toujours debout. Mais de la pauvreté à la misère, il n’y a qu’un pas et l’île semble pouvoir basculer d’un instant à l’autre. Entre dénuement et dignité, Zanzibar survit encore, vacille, trébuche mais se relève pour offrir aux touristes qui s’aventurent à l’extérieur de leurs hôtels ce visage ambigu.

Les étals des vendeurs disposent d’une certaine variété de fruits, de légumes, de tomates. Beaucoup de riz. Mais tous les produits présentent un aspect douteux, gâtés par la crasse qui sévit partout, dans les rues, sur les bêtes et les hommes, les vêtements et les voitures.

Nous entrons dans l’enceinte du stade de Stonetown. A l’arrière des tribunes délabrées, un vaste terrain vague où les ânes tentent de disputer quelques brins d’herbe à la poussière. Au milieu, une dalle de ciment qui a dû, un jour, ressembler à un terrain de basket. On distingue difficilement des lignes et des paniers sans filet, prêts à tomber, trônent à chaque extrémité. Des lignes de tennis ont été tracées il y a bien longtemps aussi. Un mètre derrière feu la ligne de fond de court, le sable et les ânes !

Des gens semblant sortir de nulle part s’approchent. Ils ne sont pas juste handicapés, ils sont tout simplement difformes. Pire qu’à Dar Es Salaam. En tout cas, ce décor déprimant rend la scène plus difficile à regarder pour mes yeux occidentaux. Les plus chanceux avancent sur des espèces de tricycles à grandes roues. Les autres marchent sur des cannes de fortune ou de simples morceaux de bois. Les autres rampent sur des genoux et des mains calleuses, sans aucune protection.

Dan et moi partageons un moment de découragement en découvrant l’absence de filet, de fauteuils, de raquettes et de balles. Même Bahati, notre guide, paraît halluciner. Nous aurions dû commencer il y a déjà une demi-heure mais nous n’en sommes encore qu’à nous demander ce que nous pouvons faire. Nous sommes si proche de renvoyer tous ces gens chez eux.

Puis tout d’un coup,  un homme arrive avec une clé. Un autre l’accompagne pour sortir un antique fauteuil, digne d’un caddie de supermarché, d’un casier sous les tribunes. Ils ramènent aussi quelques raquettes et une quinzaine de balles. La journée est sauvée pour notre dizaine de joueurs, tous débutants, et leurs coachs, tout aussi inexpérimentés.

Finalement, un vieux filet de volley-ball, soutenu par des cordes à linge, fera office de séparation, même si une fois tendu au maximum, il doit faire la moitié de la hauteur réglementaire d’un filet de tennis.

Les joueurs écoutent avec une attention religieuse. Ils ont la bouche grande ouverte et les yeux écarquillés quand ils nous voient échanger quelques balles avec Dan.

Pour faire les exercices, ils s’échangent les deux fauteuils et se battent presque pour avoir une chance de s’asseoir dans le mien.

Au fur et à mesure de la journée, une petite foule se forme le long de notre terrain insolite. Très vite, une équipe de télé locale est alertée et vient tourner quelques images. Des enfants s’approchent un par un ; ils s’assoient d’abord puis finissent par se mettre à courir tout autour du court pour ramasser nos balles qui se perdent sur le terrain vague. Ils vont pieds nus sur un sable douteux, jonché de détritus, portant sur leur dos des t-shirts crasseux siglés d’un drapeau américain. Sur l’un d’eux, on peut lire le slogan de l’Amérique post onze septembre « United We Stand » Je le trouve tellement adapté à la situation de ces enfants : ils jouent, ils se débrouillent, ils grandissent. Ensemble, ils restent debout.

Si notre journée se déroule sous un soleil de plomb, qui nous fera regretter plus tard d’avoir oublié notre crème solaire à Dar, une énorme averse vient rincer nos dernières minutes de jeu. Nous devons plier nos affaires en quatrième vitesse. En fermant mon sac, je jette discrètement un paquet de gâteaux secs et des petites bouteilles d’eau aux enfants. Ils se ruent dessus.

Nous rentrons à Dar Es Salaam par le dernier bateau, épuisés, brûlés par le soleil. Il faut encore faire face à une méchante bousculade pour monter à bord. Le pont supérieur, seul endroit où l’on peut un peu respirer, est surpeuplé. Les gens s’entassent sur les bancs de bois inconfortables et nous prenons la mer, agitée, pour deux heures de traversée.

Arrivée à Dar. Encore l’agitation, les cris du débarcadère, les chauffeurs de taxi qui jouent des coudes pour capter les passagers, … Notre chauffeur n’est pas au rendez-vous. Nous n’avons plus le courage d’attendre ; nous montons dans le premier taxi venu, au mépris des règles de sécurité qui nous ont été données à notre arrivée. La nuit est tombée depuis deux bonnes heures déjà et nous ne rêvons plus que de la douche, même froide, de l’hôtel. Dans la lumière des phares, un énorme rat traverse et je ne bondis même plus sur mon siège.

 

Vendredi 19 Octobre

Rien à l’horizon de notre journée, si ce n’est pour une fois profiter de notre séjour pour faire du tourisme. Pas de tennis, pas de meetings, pas de rendez-vous. Juste une excursion pour visiter la ville et ses très proches alentours.

Dès 8h30, Bahati nous conduit dans son antique Jeep vers un marché voisin. L’ambiance est fabuleuse ; nous sommes à proximité immédiate de la population locale, de sa vie quotidienne. Partout, des étals à même le sol ou à peine surélevés. Une profusion de produits, très organisés : le secteur des tomates, des bananes, des légumes verts, du riz-semoules-pois, et enfin des épices. J’oublie les viandes grillées, les poissons séchés, les ustensiles de cuisines…

Partout aussi, des hommes qui traversent les étals avec toujours ces énormes paquets sur le dos. Ils crient pour se frayer un chemin dans la foule.

Le bruit ! Le bruit et l’odeur sont indescriptibles. L’odeur est intenable par endroits, beaucoup plus difficile à supporter encore que la saleté en elle-même. Une odeur indicible, entre crasse et produits gâtés. Les senteurs des épices se mélangent aux ordures pour soulever les cœurs. J’en ai des frissons ; j’aimerais courir.

Pourtant, tout a l’air frais. Les tomates ne demandent qu’à être croquées, les bananes, les épices, … Seul la partie des poissons séchés me laisse impassible. Bien entendu, à cause du risque sanitaire si élevé, nous ne touchons à rien, surtout pas aux brochettes de bœuf grillé que l’on nous tend. Mais tout cela, odeur exceptée, donne tellement envie qu’on en oublierait presque qu’il faut avoir les intestins immunisés d’un tanzanien pour y goûter.

Nous repartons du marché non sans avoir acquitté les trente centimes de dollar US pour le stationnement le long du trottoir exigé par un drôle de bonhomme à gilet orange. Ca ressemble fort à du racket mais trente centimes pour une heure de parking en plein centre ville, ma foi, ça reste raisonnable.

De retour à l’hôtel, nous attendons notre chauffeur habituel pendant presque deux heures. Dan, Bahati et moi sommes au bord de l’explosion mais cette fâcheuse habitude du retard a l’air plus qu’ancrée dans les mœurs locales. Les gens sont adorables mais ils ne sont pas fiables. Nous avons eu le temps de nous en rendre compte depuis notre arrivée. L’autre soir, une de nos réunions a été retardée de plus de deux heures sans que personne, à part nous, ne s’en émeuve.

Cette fois, notre chauffeur ne viendra pas. Après deux heures d’attente, nous repartons dans la voiture de Bahati dans le trafic infernal de cette ville tentaculaire pour aller visiter l’école internationale où il travaille comme professeur d’éducation physique. Située en plein cœur du quartier des ambassades, elle accueille de nombreux enfants d’expatriés tout autant que de riches locaux. Les espaces sont magnifiques et extrêmement bien équipés, avec une piscine, un terrain de foot, avec une vraie pelouse, un mur d’escalade. Sur le terrain vague, juste derrière, Bahati nous montre le terrain de Basket sur lequel il s’entraînait pour devenir le champion qu’il a été. C’est là aussi qu’il a rencontré pour la première fois, Gidibo, l’ami de Zanzibar.

De retour dans la voiture, nous parlons de l’Amérique qu’il aimerait visiter un jour. J’espère que nous pourrons l’aider à réaliser son rêve. Nous lui racontons la neige en hiver, les lacs gelés, les matchs de hockey. Dan parle de sa nouvelle voiture, un Nissan Murano, dernier cri, quand la Jeep de Bahati n’a plus d’embrayage depuis plusieurs jours. Les vitesses passent quand même, dans un cri strident de la boîte. Mais si le GPS le fait rêver, il ne semble pas voir l’Amérique comme un eldorado, juste comme une escale, un détour qu’il aimerait faire.

Nous arrivons dans un micro marché d’artisanat local en bord de mer. Des foulards, des robes, des paniers et surtout des statuettes d’ébène. Il y a beaucoup de jolies choses mais peu de place dans nos bagages. Dan se révèle être un excellent négociateur quand il repère une statuette Masaï dans le coin d’une boutique. La mama est tenace et je le regarde la séduire avec amusement. Il a tout de la panoplie du touriste américain mais il aborde les gens avec une telle sincérité qu’ils tombent tous sous son charme. Il ressort enfin avec sa statuette plus une autre que j’avais repérée pour mettre sur mon bureau à Montréal et un collier en corne de quelque chose. En plus, la Mama lui a fait cadeau d’un bracelet et le regarde partir comme si elle venait de voir le Messie lui-même. Il ne comprend pas mon sourire.

De mon côté, j’ai réussi à faire baisser de trois ridicules dollars le prix de deux foulards achetés dans la boutique voisine. Je ne suis pas très douée pour le jeu et je manque un peu de confiance. De plus, les prix me paraissent déjà trop bas pour être négociés. Mais Bahati me confirme que cela fait partie du commerce local.

Nous prenons ensuite la route du bord de mer où Bahati connaît une petite paillote où l’on peut déjeuner. Nous avalons un de ces fameux curry en regardant les enfants qui profitent de leurs vacances scolaires pour jouer dans le bleu turquoise de l’Océan Indien. Ils ont pour bouée de simples chambres à air de gonflées mais cela suffit à les faire rugir de plaisir au gré des petites vagues qui s’écrasent sur le sable blanc.

Après notre repas et quelques photos sur la plage, il est temps de retourner à l’hôtel, notre camp retranché. L’après-midi s’étire en longueur. Sans guide, nous ne pouvons aller bien loin.

 

Samedi 20 Octobre

J’ai été malade toute la nuit. De plus les voisins ont décidé de faire la fête et depuis trois heures du matin, le bruit des tam-tams me rend folle. Je me suis levée en vomissant. Quand Dan arrive pour aller petit-déjeuner, j’ai à peine la force de me lever. Il aimerait que je reste au lit, au moins ce matin, mais pas moyen ! Comment justifier à nos joueurs, qui ont parcourus de long trajets, en bus, en tricycle, ou en cannes, que je n’ai pas eu le courage de venir ? Le petit-déjeuner, juste une demie tasse de thé, est une torture cependant, et je retourne me coucher en attendant l’arrivée de Bahati.

Après une nouvelle tentative de Dan pour me laisser sur à l’hôtel, nous partons quand même pour une session sensée être destinée aux coachs locaux : notre jargon tennistique appelle cela un « clinic ».

Chaque ornière est une épreuve pour mon estomac toujours au bord de la faillite. Et Dieu sait qu’il y en a beaucoup, des ornières, dans les rues de Dar Es Salaam, surtout dans le quartier où nous allons ce matin !

A destination, je m’allonge sur un espèce de banc en bois qui ne demande qu’à tomber, en espérant gagner quelques minutes de repos avant l’arrivée de nos coachs-élèves. Au final, aucun ne viendra. Sans doute n’ont-ils pas reçu l’info qui a tant de mal à passer ici ! Sans doute étaient-ils trop occupés ! Sans doute ! Moi j’ai renoncé à essayer de comprendre les retards, les mésententes, les rendez-vous manqués : ils sont monnaie courante dans ce pays.

Nous transformons donc la séance en un entraînement des trois meilleurs joueurs locaux qui sont hyper appliqués et ravis de cette session personnalisée improvisée.

Si j’ai réussi à faire bonne figure une partie de la matinée et tenir assise dans mon fauteuil pour jouer au tennis, le retour à l’hôtel ressemble quand même à un sauvetage pour moi. Après une sieste de deux bonnes heures, je réussis enfin à avaler un bol de riz et une soupe avant de retourner au lit.

Demain, nous rentrons en Amérique, après une dernière session avec les joueurs, et j’aimerais être en forme. Etre malade dans l’avion serait la pire des choses !

D’un œil distrait et un peu désabusé, je regarde la finale du rugby sur une chaîne anglophone en finissant d’empaqueter mes affaires dans ma valise. Je déteste être malade, même si c’était inéluctable. Je suis même surprise que ce ne soit pas arrivé plus tôt dans le séjour.

Je suis déçue aussi de ne pas voir de maillots bleus dans cette finale de rugby, hormis celui des arbitres. Et je hais faire mes valises !

Soirée morose !

 

Dimanche 21 Octobre

 

Notre dernier jour. Avant de partir pour un dernier entraînement avec les joueurs, je boucle ma valise et l’envoie en consigne. C’est étrange cette sensation du temps qui passe vite et lentement à la fois. J’ai l’impression que nous sommes arrivés hier. En même temps, mon environnement familier me manque un peu. Je n’ai pas passé plus de quelques jours chez moi depuis des semaines. J’ai envie de retrouver l’eau chaude, les boutiques du centre ville, le hockey à la télé 24/7… J’ai envie de finir l’installation de mon bureau à la maison, de retourner pour la millième fois chez Ikea, pour acheter mes étagères et repartir finalement avec une nouvelle idée mais pas d’étagères.

Mais j’ai aussi un gros pincement au cœur à l’idée de laisser ces joueurs qui nous voient comme des Dieux sur terre. Nous avons allumé une lueur d’espoir dans leurs vies difficiles et même si nous leur laissons raquettes, t-shirts, matériel, et tout ce qu’ils ont appris pendant ces quelques jours, nous les abandonnons avec beaucoup de souvenirs. J’espère que l’esprit de ce que nous avons créé avec eux se poursuivra après notre départ. J’espère que dans quelques temps, je verrais les meilleurs d’entre eux sur le circuit.

 

Notre dernier entraînement a lieu dans un des nouveaux quartiers en développement de Dar Es Salaam. Un bidonville qui ne dit pas son nom ! Tout autour du mini-club, qui dispose d’un seul court sans filet, un bar et un terrain de foot, des cabanes en tôle sans eau courante, probablement sans électricité. Il n’y a pas de fils. Les rues ne sont pas pavées et les dizaines de trous au milieu rendent la circulation quasi impossible. Le dénuement est plus impressionnant qu’en centre ville. Les gens s’entassent et devant les maisons, ils animent des sortes d’étals où ils vendent de tout : des tomates aux armoires en bois.

Le dernier entraînement est surtout orienté une nouvelle fois autour des meilleurs joueurs. Nous voulons être sûrs qu’ils sauront quoi faire pour maintenir et même améliorer leur niveau quand nous ne serons plus là.

Bahati est venu avec son fils aîné, Iverson, qui a quatre ans. Il court tout autour du terrain avec sa mini raquette et je joue quelques balles avec lui. Il est plutôt adroit et surtout adorable à croquer.

Notre départ est sobre mais plein de tristesse. Les joueurs ont du mal à desserrer leurs mains des nôtres et leurs « God bless you » nous suivent jusque dans la voiture. A l’hôtel, après une douche, toujours froide, et un déjeuner léger, la scène se reproduit avec un peu moins d’intensité. Les mains de l’ensemble du personnel se tendent ; ils nous accompagnent jusqu’au taxi. Tous nous demandent de revenir bientôt, de ne pas oublier leur pays.

Je crois que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Peut-être visiterons-nous un jour d’autres pays au gré du Silver Fund mais notre investissement émotionnel est ici, en Tanzanie.

Dehors, la nuit est tombée sur Dar Es Salaam. Les rues sont désertes et notre taxi traverse la ville à toute allure en direction de l’aéroport. Des trois millions cinq cents milles habitants de Dar, peu ou pas de traces. Il est à peine vingt heures, ce dimanche soir et la ville dort déjà tranquillement.

L’aéroport ! Ses quatre comptoirs d’enregistrement ! Des contrôles de sécurité déroutants où certains sont fouillés des pieds à la tête et d’autres, comme moi, franchissent les portiques les mains dans les poches.

Dans la vieille salle d’attente à peine rafraîchie par des ventilateurs d’un autre âge, nous regardons les news de la BBC. Elles arrivent d’un autre monde, un monde où Kimi Raïkkonen vient de remporter le championnat de Formule 1, où l’Afrique du Sud est Championne du Monde de Rugby, un monde qui nous attend demain matin. Derrière les baies vitrées, on aperçoit le MD-11 de KLM qui va nous ramener vers ce monde, notre monde. Il semble briller dans la nuit noire.

Nous franchissons la double porte qui mène vers la passerelle de l’avion. Pour la dernière fois avant bien longtemps, nous respirons l’air chaud des nuits africaines. Dans dix heures, nous serons à Amsterdam. Une autre vie.

 

Lundi 22 Octobre

Sept heures du matin. Les passagers de notre vol se dispersent dans les couloirs de l’aéroport Schiphol. Certains courent retrouver leurs familles, d’autres se pressent pour des correspondances courtes, les derniers, comme nous, errent sans but très précis, en attendant un vol plus tard dans la journée. Nous avons huit heures à tuer avant de repartir vers Montréal.

Dans le lounge VIP Air France-KLM, nous nous affaissons, groggy, dans d’énormes fauteuils confortables. Autour de nous, des hommes et des femmes, en costumes foncés, téléphones quadri-bandes vissés à l’oreille, les yeux rivés sur les écrans de mini ordinateurs portables. Sur le buffet petit-déjeuner, on ne sait que choisir, entre le pain chaud et tendre, les croissants, le beurre frais, la confiture, les céréales, … Et des yaourts qui n’ont même pas l’air tournés !

Nous nous offrons chacun une douche chaude, la première depuis dix jours, dans les vestiaires du salon. L’eau qui coule à volonté, presque brûlante, offre une sensation de réconfort immédiat. J’avais oublié ce bien-être que l’on ressent quand les muscles se détendent au contact de l’eau chaude. Fini de danser d’un pied à l’autre en grelottant.

Tout ça fait quand même beaucoup de changement d’un seul coup. J’oscille entre plaisir et une forme de culpabilité de disposer de toutes ces petites choses dont je réalise désormais l’importance et le superflu. Le petit savon et son mini-shampooing assorti, la serviette chaude et moelleuse, les crèmes hydratantes pour les mains et le visage… Dans les boutiques de Duty Free un peu plus tard, même constat : des tonnes de parfum, d’alcool, de chocolat et de cigarettes et nos Visas et autres American Express prêtent à sortir de leurs étuis.

C’est un peu surréaliste, dépaysant, déconcertant même. Mais ce monde est le mien. Et ce qui se passe ici ne change en rien ce qui manque là bas. Acheter ou ne pas acheter dans les boutiques, ne fera pas venir à Dar, des fauteuils, des outils pour les maintenir en état, des chambres à air, des pneus et tout le reste encore plus important, encore plus quotidien. Ce que l’on achète ici ou non, ne fera pas venir là bas des industries, des touristes, du travail et des dollars.

Par contre, avoir vu, savoir, témoigner, être concernée, sensibiliser… ce sont des gouttes d’eau qui, je l’espère, aideront à colorer le futur.

 

10月13日

Faux Départ...

A l'heure qu'il est, je devrais être quelque part en vol au dessus du Kenya, peut être même survoler le territoire Tanzanien. Mais au lieu de quoi, je vous écris depuis mon bureau dans mon appartement de Montréal.
Les ennuis ont commencé assez tôt hier après midi avec un appel de mon ami Dan, avec lequel je pars à Dar Es Salaam, me disant que son vol Minneapolis-Montreal est retardé de quarante minutes. Plus que 50 minutes du coup pour lui, pour faire la connexion avec notre vol Montreal-Amsterdam. Je me pointe à l'aéroprt Trudeau un peu plus tard dans l'après midi, en étant assez confiante sur la possibilité de Dan d'être à temps pour le vol.  C'était sans compter sur le personnel KLM qui avait décrété que ce ne serait pas possible. D'autant plus que le vol Montreal-Amsterdam de la vieille avait été annulé. KLM avait donc besoin de la place dans l'avion pour faire voyager les passagers d'avant hier. Ils nous ont donc débarqué du vol, avec une petite compensation et renvoyé chez nous. Enfin, chez moi!
Donc, ce matin, nous réempaquetons nos valises pour retourer à l'aéroport Trudeau et essayer de prendre le vol de ce soir.
La seule bonne nouvelle dans tout cela est que KLM nous a rerouté sur le vol direct entre Amsterdam et Dar Es Salaam. plus besoin de faire esclae à Nairobi.
Mais bon, nous arriverons quand même en Tanzanie avec 24heures de retard.
10月12日

En route vers la Tanzanie

Hello à tous,
 
Je suis à nouveau sur le départ pour de nouvelles aventures. Rentrée lundi dans la soirée à Montreal, je repars dès cet après-midi pour la Tanzanie avec mon ami Dan, coach de l'équipe américaine. Nous allons encadrer un programme de développement du tennis en fauteuil roulant là bas. Au programme, donc 20heures de vol pour y aller, quelques jours à Dar Es Salaam la capitale économique de la Tanzanie, quelques jours sur l'Ile de Zanzibar, avec petite traversée en bateau sur l'océan indien, et 20 heures de vol (avec 8 heures d'escale à Amsterdam) pour rentrer.
Vous aurez bien compris que je vais difficilement avoir le temps de faire du tourisme pendant ces à peine 6 jours sur place mais en tout cas, je suis très excitée de partir. Ce voyage est un challenge personnel. Ceux qui me connaissent bien savent que j'ai une peur panique des araignées et insectes en tout genre. Heureusement, je peux compter sur les bras musculeux de Dan pour me protéger (enfin musculeux, faut le dire vite!!! mais pour tuer des araignées y a pas non plus besoin d'avoir des gros bras!).
Je suis de retour lundi 22 octobre à Montréal et j'espere avec plein de photos et de souvenirs à vous raconter.
A très bientot sur nos lignes...
10月1日

De retour

Ben ce n'est pas que je n'avais pas envie de donner des nouvelles mais ma connexion Internet entre San Diego et l'Ile de Ré a été un peu défaillante. Du coup, pas moyen de connecter mon ordi perso et d'ajouter des nouvelles sur le Blog ou des photos.
Me voilà de retour dans le monde civilisé et donc voici les dites photos, d'un séjour à San Diego fameux où nous nous sommes un peu laissé les cheveux voler au vent, où nous avons abusé du Starbuck, de la plage et du centre commercial. Occasionnellement, parfois nous avons joué au tennis. J'ai perdu en demies contre Sharon. Je passerai sous silence la petite indisposition qui m'a animée pendant cette semaine (et la précédente d'ailleurs) qui a donné lieu entre Jiske et moi à un épisode inattendu voire vraiment insolite au sortir de notre salle de bain ...
Mais bon tout est rfinalement entré dans l'ordre, un peu trop tardivement cependant pour que je sois en état de batailler contre Sharon le samedi matin. Et nous avons quand même fêté ça au Daiquiri Fraise au bar de l'hôtel le samedi soir.
 
Depuis, il y a eu escale à Minneapolis, son temps nuageux, voire franchement désagréable, avec tonnes de pluie, orages, avions détournés, annulés ou en retard. Sympa Minneapolis, sinon! J'y reviendrai! Détour par Toulouse aussi, le resto du Stade Toulousain mérite un passage. Et puis atterrissage à l'Ile de Ré pour jouer probablement mon plus mauvais tennis depuis la nuit des temps mais où on a gardé des bons souvenirs au bar le Phare de St Martin.
 
Voilà, maintenant, repos. Pour plus de commentaires, je vous laisse regarder les photos.